6 juillet
Un âne va par la montagne : il a des yeux las, un chargement de fruits sur le dos. Cette image demeure. Personne ne le guide ou le tient par la bride ; c’est un âne qui va seul. Cependant il est sellé, et à son flanc traîne un sabre courbe.
Cet âne ne s’intéresse pas à la nuée de symboles, ni à moi, ni au sort des roses. Il se pose sur un hiatus, fourbu d’avoir longtemps trotté par les dévers et les ravines.
C’est peut-être Lucius en Thessalie. De ses sabots un peu tristes, il remue le sol, enfouit ses naseaux dans la terre meuble à la recherche de poudre d’or. Une sorcière veille sur une crête, ou dans une grotte, c’est une femme évidemment, à l’œil vif et noir. L’âne se couche. Il se couche sur une faille, dans des montagnes nord-africaines. il ne pense pas à moi, pas à vous : l’âne dort.
Prière de l’âne en son pays :
Nasr Eddin Hodja était un fou qui parlait trop / Nasr Eddin Hodja était un fou qui parlait trop peu / Poussière douce, rends-le moi / Nasr Eddin était simple / Nasr Eddin était léger sur moi / Poussière douce, rends-le moi.
Je ne veux pas des vieux sages. Je ne veux pas des nouveaux sages. Tous les prêtres me cassent l’échine.
Poussière douce, rends-moi mon fou !
On n’écoute pas l’âne quand il met en garde, le chant de l’âne éprouve l’ouïe des marchands. Je dis Hi ! Han ! Hi ! Han ! Rendez-moi mon fou et ma poudre d’or !
Adieu aux savants et aux doctes. Adieu à Pamphile.
Si une femme aux yeux coulés dans de l’encre noire, qui garde la bouche et le nez sous une étoffe pour ne pas offenser la poussière, s’en vient prendre mon sabre, je le lui donne. Nasr Eddin n’en a pas besoin. Elle en fera une voie dans le désert. Si une caravane essaie de m’enrôler, je prendrais mille ans à manger mes liens, puis je caracolerais loin devant les chameaux en tirant la langue. Si je croise le célèbre bouc du désert, avec ses loques et ses buissons ardents, je lui prêterais mes victuailles. Ça se fait, entre prophètes.
Mississippi Masala
dir. Mira Nair || 1992
Mississippi Masala
dir. Mira Nair || 1992
“I’ll tell you what is harder than dying in Gaza by an Israeli missile deluxe. What is harder is that you get a phone call from the Israeli army telling you toevacuate your home because it will be bombed in ten minutes. Imagine; ten minutes; and your whole short history on the surface of Earth will be erased.
Gifts you received, photos of your siblings and your children (dead or alive), things that you love, your favorite chair, your books, that last poetry collection your read, a letter from your expatriate sister, reminders of the ones you loved, the smell of your bed, the jasmine tree that hangs off your western window, your daughter’s hair clip, your old clothes, your prayer rug, your wife’s gold, your savings; imagine; all this passes in front of your eyes in ten minutes, all that pain passes while you are struck by surprise.
Then you take your identification papers (passport, birth certificate, etc.) which you have ready in an old metallic candy box, and you leave your home to die a thousand times, or refuse to leave and die once.”
—a Palestinian in #Gaza
Mais messieurs le retournement se trouve dans les rues et elles ne seront jamais trop étroites.




Night Mood
watching Grave of Fireflies for the 52nd time
لماذا تموت اليراعات بهذه السرعة؟. تطرح الصغيرة ساتسوكي هذا السؤال البريء الذي يحمل معاني جليلة، كم من اليراعات البشرية انتهت طفولتها قبل أن تبدأ في أتون الحرب بمكان ما من العالم ؟!
#فلم_السهرة
HIP HOP BIRTH / Bronx
CÓDIGO COLOR, MEMORIAS